Le Standard Tygres est le dernier Mohican club simtopien engagé en Champions League, et l'affaire ne s'annonce pas simple car les Rouches ont hérité du Napoli au tirage au sort. Une double confrontation qui s'annonce relevée, mais bon, comme le dit l'adage footballistique : "pour gagner la compétition, il faut être capable de battre tout le monde". La Palice approuve, d'ailleurs. 

Compliqué, c'est le premier mot qui vient en tête, pour définir la rencontre des Rouches. Les Napolitains n'ont pas fait semblant, jouant l'attaque dès le coup d'envoi. Osimhen, très remuant sur le front de l'attaque, était cherché en première intention par Lozano et Kvaratskhelia. Rapidement, Richter et Bartra éprouvèrent des difficultés pour contenir l'attaquant napolitain. Pire, le placement défensif devint rapidement hasardeux et, ce qui semblait inéluctable arriva à la 16e minute : Osimhen reprit un centre, totalement démarqué aux 6 mètres pour l'ouverture du score. Kvaratskhelia continua son travail de sape côté gauche, faisant tourner en bourrique Macdhòmhnaill. Pourtant, malgré cette entame tonitruante, les Tygrois parvenaient à retrouver un équilibre défensif et à mieux contenir Naples. Le Standard eut peu d'occasions de frapper, mais c'était possible. En défense, en plus de la défense, redevenue viable, c'est le gardien Lambosio qui sortit une grosse performance, gardant en vie son équipe. La pause arriva rapidement, finalement, avec seulement un but napolitain. L'espoir restait donc de mise.

Hélas, celui-ci s'écroula trop rapidement, au retour des vestiaires. Alors que la pluie s'était invitée durant la pause, Di Lorenzo, côté droit, lança dans la surface Anguissa. Le milieu de terrain, parti à la limite du hors-jeu, faussa compagnie à Sigurdsson pour venir battre un Lambosio impuissant, à bout portant (52e). Cette fois, l'affaire s'embarquait mal pour les Rouches, avec deux buts à remonter. Naples imposait son rythme et son jeu, contraignant le Standard à jouer presque exclusivement dans sa propre moitié de terrain. L'affaire aurait pu prendre une tournure plus dure, si Kvaratskhelia n'avait pas buté sur Lambosio lors de son pénalty de la 67e minute. Le portier rouche a vraiment réalisé le meilleur match des Tygrois ce soir. Requinqués, un peu, par cet arrêt magnifique, le Standard se remit à jouer un peu plus haut et à venir autour de la surface de réparation italienne. Sans tirer, au début, mais en fin de partie, Mendy (fraichement entré à la 81e minute) intercepta un ballon au milieu de terrain dans les pieds de Zielinski. Passant immédiatement à Ander Herrera, ce dernier lança Januzaj dans la surface, côté droit, pour une superbe passe en retrait à destination de... Mendy. L'international sénégalais ne rata pas l'offrande et propulsa une frappe imparable dans les buts de Meret. Réduisant la marque à la 84e minute, le Standard s'offrait une fin de rencontre offensive, mais infructueuse, les Napolitains les cantonnant aux abords de la surface de réparation. Insuffisant, donc, pour arracher l'égalisation.

Au match retour, dans un Stadio Maradona chauffé à blanc, le Standard Tygres devra réaliser une énorme prestation, pour décrocher son billet pour les quarts de finale. Avec un peu plus de culot, les Rouches peuvent espérer marquer ce petit but qui pourrait a minima leur offrir les prolongations. Rendez-vous est pris à Naples.