Mardi, Spremberg a montré la voie, en se qualifiant au mental à Rome pour les 8e de finale de la Ligue Europa. De quoi donner des idées à Warwickal, battu à Plzen la semaine passée ? Réponse ce soir, dans un Ladson Tour presque au complet.
La rencontre démarra fort mal, pour les Lions de l'Albishire, puisque les Tchèques débutèrent la partie pied au plancher. C'est bien connu, la meilleure défense, c'est l'attaque. Et pour ça, les joueurs de Plzen s'y sont bien pris, d'abord en monopolisant le ballon, puis en tentant quelques frappes ici ou là. Warwickal confondait, pour sa part, vitesse et précipitation, expédiant dans le ciel de nombreuses possibilités de but. Toney n'y était pas, manquant d'inspiration, lui qui est habituellement une locomotive offensive. La défense semblait hésitante aussi, et c'est tout naturellement que le Viktoria ouvrit la marque à la 18e minute par Vydra. Vikanova s'enfonçait côté droit de la défense, scotchant sur place Risson, pour un centre au poil, qui trouva la tête au premier poteau de Vydra. Warwickal était K-O. debout et ne parvenait pas à prendre en main la rencontre. Les Tchèques renforçaient leur défense et attendaient les Simtopiens pour mieux les piéger en contre. Le score ne bougea plus jusqu'à la pause. Warwickal n'avait plus que 45 minutes pour s'imposer et espérer arracher a minima les prolongations...
On ne sait pas encore ce qu'a bien pu dire Marcelo Salace à ses joueurs dans le vestiaire, ni ce que les joueurs ont pu se dire entre eux, mais le visage de Warwickal au retour de la pause s'en trouva radicalement changé. En cinq minutes, l'ardoise du match aller était effacée. D'abord, Thonvain plaça une reprise croisée aux six mètres, qui ne laissa aucune chance à Stanek (48e), puis Malinovskyi trouva la faille, après un petit slalom dans la surface de réparation, aidé au moment de la frappe par le tibia de Süsser qui trompa son portier (50e). 2-1, la confrontation entre les deux équipes repartaient d'une feuille blanche, avec une égalité parfaite.
Le Viktoria Plzen courba l'échine, au point de subir une trâlée de tirs simtopiens (Warwickal aura tiré ce soir 31 fois au but...). Mais Stanek tenait bon, sa défense aussi, et le chrono tournait, sans que Warwickal n'arrive à s'imposer, malgré sa pression offensive de tous les instants. La confiance avait définitivement changé de camp. Mais il fallut tout de même attendre les prolongations, pour voir les effets de cette mentalité offensive et joueuse. Vietto, entré à la 78e minute à la place d'un Toney transparent, enfila durant ces prolongations les habits du héros. Au coup d'envoi de la seconde période des prolongations, l'Argentin fit parler la poudre. Bien servi par Crackeret dans la surface de réparation, qu'on appelait dans les années 90 "la zone Papin", le buteur récupéra la balle et plaça une lourde frappe croisée. Imparable. Warwickal prenait l'avantage sur les deux rencontres à 10 minutes du terme. Mais, pour parachever le succès, ce même Vietto lança Becker côté gauche, dans une contre-attaque. Ce dernier se présenta face à Stanek mais vit sa frappe détournée par le portier. Alors que le ballon allait sortir en corner, c'est Vietto qui arriva comme un dératé pour reprendre le ballon près du premier poteau et valider la qualification de Warwickal, qui s'impose au forceps 4 buts à 1.
Simtopia aura donc deux représentants en 8e de finale de la Conference League, avec Warwickal FC et le Dinamo Maramures.